
Le pilote de Cassel a remporté pour la quatrième fois « sa » course, ce lundi, sous un soleil terrible qui a contraint à l’abandon ou au forfait nombre de ses rivaux. Dans l’avant-dernier tour d’une finale haletante, il a fait entendre raison à Cédric Soubeyras, spécialiste de terre. Tous ses rivaux de sable sont très loin.
Le Lion des Flandres n’est pas mort. Pour ceux qui l’avaient enterré ou mis à la retraite trop tôt, Milko Potisek a apporté, ce lundi, une réponse d’une rare limpidité en survolant un motocross de Cassel très difficile, loin, très loin devant tous ses rivaux habituels.
Seul le Sudiste Cédric Soubeyras, vainqueur lors de ses deux dernières participations (2023 et 2024), lui a tenu tête. Mais Milko la voulait trop. « Lors de la finale, j’étais 24e en grille, dit-il. C’était compliqué, je me suis mis où je pouvais, je n’avais pas une super trace, j’ai un peu patiné. C’est pour ça que je suis parti troisième. Puis j’ai vite passé Cyril Genot pour me retrouver deuxième. »
« Une seule attaque, mais de costaud »
Débutait alors un face-à-face de dingue pendant vingt minutes, avec Soubeyras, vrai spécialiste de la discipline, face au « sableux » Potisek. Le Sudiste était devant, le Nordiste juste derrière au prix de plusieurs numéros d’équilibriste. « J’ai dû prendre des risques, le soleil était bas, on ne voyait pas grand-chose. Il commençait à y avoir de la poussière, j’arrivais très vite dans les ornières, je les voyais peu, il fallait mettre beaucoup d’engagement. Mais je voyais que “Soub’” ne partait jamais. »
On entrait alors dans l’avant-dernier tour, et ce fut le moment Potisek. Dans le bas du circuit, le Casselois mettait une ultime fois les gaz… et le stade chavirait. « Je savais qu’il fallait ne tenter qu’une seule attaque, mais de costaud. Il n’y avait pas 100 000 solutions pour doubler. J’ai fait le tour à fond et j’ai vu qu’il lâchait, ce qui m’a arrangé et m’a permis de savourer la dernière boucle. Cela fait du bien. »
« La vitesse, je l’ai toujours »
Coincé à trois victoires depuis longtemps sur ses terres « comme au Touquet », il se réjouissait d’avoir enfin débloqué le compteur. Sans tirer de plans sur la comète pour le sable, car Todd Kellett n’était pas là, mais sans oublier de noter que Genot, qui l’a devancé à l’Enduropale (2e contre 3e), était loin derrière : « La vitesse, je l’ai toujours. »
Dans une épreuve marquée par l’accident sérieux d’un pilote belge, Kristof Van Vaerenbergh (dont les jours ne sont pas en danger), en deuxième manche, ce qui a valu un drapeau rouge, les Nordistes et les spécialistes du sable ont accumulé les malheurs avant et après la course : forfait de Jérémy Hauquier il y a deux jours, de Daymond Martens le matin même, et journée cauchemardesque des frères Miot, qui n’ont pas fini une manche.
Seul rayon de soleil, la Superpole, brillamment gagnée par Cyril Genot et marquée par la démonstration de Florian Miot, troisième avec la vieille Honda 500. « Exceptionnel ! », félicitait l’organisateur, Sergei Potisek.
CLASSEMENTS
Course : 1. Milko Potisek ; 2. Cédric Soubeyras ; 3. Cyril Genot.
Superpole : 1. Cyril Genot.


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